Comme bien d’autres, l’Union des écrivaines et des écrivains québécois (UNEQ) s’était réjouie que le budget du Conseil des arts du Canada n’ait pas été amputé dans le budget fédéral 2012. Cette période de réjouissance n’aura été que de courte durée. En effet, aux compressions importantes qui se sont abattues sur la Société Radio-Canada, l’Office national du film et Téléfilm Canada viennent de s’ajouter des coupes substantielles touchant la Conférence canadienne des arts, la Coalition pour la diversité culturelle et le programme d’aide aux créateurs du Fonds de la musique du Canada. Qui sera le prochain ?
L’abolition du Programme des arts, de la culture et de la diversité touche directement les créateurs et leurs associations : la Société professionnelle des auteurs et des compositeurs du Québec (SPACQ), le Centre canadien de la musique et l’Association des auteurs-compositeurs canadiens. Qui sera le prochain ?
Les compressions de 191 millions $ sur deux ans à PCH s’additionnent à celles déjà réalisées en 2008 dans les programmes de soutien à la promotion et à la diffusion internationale des arts et de la culture et constituent une menace directe pour l’emploi chez les créateurs, les artistes et les travailleurs culturels. Qui sera le prochain ?
Nous en appelons au ministre James Moore qui, lors des célébrations entourant le dixième anniversaire de Culture Montréal, s’est présenté comme « le défenseur des arts » [1]. Nous lui demandons de faire marche arrière, s’il veut éviter de voir les cultures canadienne et québécoise péricliter rapidement. Sinon, en 2015, qui sera le prochain ?




