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... Le Programme d’études canadiennes à l’étranger et Bibliothèque et Archives Canada

vendredi 11 mai 2012, par Communications

L’Union des écrivaines et des écrivains québécois (UNEQ) ne croyait pas si bien dire en demandant au ministre James Moore : qui sera le prochain à tomber sous le couperet du gouvernement conservateur ? Dernières victimes : Bibliothèque et Archives Canada, qui relève du Patrimoine canadien, et le Programme d’études canadiennes à l’étranger, financé par le ministère des Affaires étrangères.

L’abolition, par le ministre John Baird, du programme d’études canadiennes à l’étranger met en péril l’existence du Centre international des études canadiennes (CIÉC), qui existe depuis trente ans et qui regroupe vingt-huit associations membres, réparties dans trente-neuf pays, comptant plus de 7 000 canadianistes dans le monde. Cette décision, qualifiée de « brutale » et d’« irrationnelle » par le président du CIÉC, a pour objectif d’économiser 1,9 million $, reçus en 2010-2011 par le CIÉC et octroyés en bourses et subventions, ainsi que 295 000 $ pour l’administration de ce centre. Il faut savoir que, pour chaque dollar investi, 14 $ sont dépensés au Canada par les chercheurs et professeurs de la communauté internationale des études canadiennes et québécoises… Cela ne manquera pas d’avoir un impact négatif sur l’Association internationale des études québécoises.

Bibliothèques et Archives Canada, quant à elle, est victime de compressions importantes qui la priveront des fonds nécessaires pour acquérir les documents utiles à la poursuite de son mandat, qui réduiront les services au public (limitation de l’accès à la collection de référence générale, aux archivistes et aux bibliothécaires) et qui conduiront au morcellement des collections et à une dégradation des services que cette institution offre aux milieux documentaires d’ici.

Est-il nécessaire de dire que nous n’osons plus demander : Qui sera le prochain ?

Renseignements utiles

L’Union des écrivaines et des écrivains québécois est un syndicat professionnel créé en 1977. L’UNEQ regroupe près de 1 400 écrivains : des poètes, des romanciers, des auteurs dramatiques, des essayistes, des auteurs pour jeunes publics, des auteurs d’ouvrages scientifiques et pratiques. L’UNEQ travaille à la promotion et à la diffusion de la littérature québécoise, au Québec, au Canada et à l’étranger, de même qu’à la défense des droits socio-économiques des écrivains