L’écrivain Christian Guay-Poliquin reçoit le Prix relève Culture Montérégie – La Fabrique culturelle

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L’écrivain, Christian Guay Poliquin, lauréat 2017 du Prix relève Culture Montérégie – La Fabrique culturelle. Crédit photo : Julien Bois

Le 21 mars, lors d’un événement organisé par Culture Montérégie, l’écrivain, Christian Guay-Poliquin, résident de Saint-Armand, s’est vu remettre le Prix relève Culture Montérégie – La Fabrique culturelle. Ce prix, assorti d’un montant de 1000 $ et de la réalisation d’une capsule vidéo par La Fabrique culturelle, vient souligner l’excellence de son travail et l’appuyer dans la poursuite de son parcours artistique professionnel.

Les membres du jury ont été impressionnés par le parcours exemplaire de l’écrivain et la qualité de son travail. En le désignant lauréat, le jury souhaite féliciter la détermination de l’artiste dans son cheminement, tant académique que professionnel. Il souligne aussi avec ardeur le rayonnement de cet artiste sur la scène nationale et internationale. Puis, il récompense son engagement remarquable dans sa communauté. En effet, depuis 2003, Christian Guay-Poliquin fait partie de l’équipe du journal Le Saint-Armand. Entièrement bénévole, son implication l’amène, entre autres, à rédiger une chronique littéraire par laquelle il veut donner le goût de lire.

Christian Guay-Poliquin, écrivain

Né à Saint-Armand en Montérégie, où il est retourné vivre récemment, Christian Guay-Poliquin croit qu’il existe un art du récit particulier, une forme de racontage, qui serait intimement lié à la vie pratique, aux exigences et aux détails du monde de l’expérience. Ce rapport au monde est crucial pour lui. Il oriente sa pratique artistique et forme le centre de son inspiration. Dans ses romans, dont le premier – Le fil des kilomètres – est publié en 2013, il tente d’écrire des histoires qui mettent en relief le regard de personnages dont le savoir relève davantage de la vie quotidienne que d’un esprit théorique. Son second roman, Le poids de la neige, paru à l’automne 2016, chez La Peuplade, se trouve parmi les finalistes 2017 du Prix littéraire des collégiens, du Prix des libraires du Québec, de même que dans la présélection du Prix France-Québec.

Les finalistes

De gauche à droite : Pascal Gervais, coordonnateur Télé-Québec Estrie/Montérégie, Mélodie Hébert, coordonnatrice aux partenariats, Direction des médias numériques et des régions, Télé-Québec, Emmanuel Laflamme, Pierre Lefrançois, représentant de Christian Guay-Poliquin, Chloé Beaulac et Sylvain Massé.

Les deux autres finalistes au Prix relève Culture Montérégie – La Fabrique culturelle sont les artistes en arts visuels, Chloé Beaulac et Emmanuel Laflamme, tous deux résidents de Longueuil. Chloé Beaulac crée ses œuvres par la sérigraphie, le dessin, la peinture, la sculpture, l’installation et la photographie. À la manière d’une exploratrice, elle parcourt le territoire et se laisse imprégner par l’histoire, les mythes et la personnalité qu’il dégage. Emmanuel Laflamme, quant à lui, recycle avec humour l’imagerie populaire et crée des scènes fortes de sens qui mènent autant à sourire qu’à réfléchir. Conjuguant les références culturelles, il détourne les mythes anciens et modernes pour servir son regard sur le monde, à la fois tendre et critique.

Présentation des finalistes (PDF)

Message de remerciements

Ne pouvant être présent à la cérémonie, étant donné ses responsabilités de tout nouveau papa, Christian Guay-Poliquin a adressé ses remerciements par le biais d’un message vidéo. En voici un extrait :

« Je tiens à vous dire que ce prix est une reconnaissance significative pour moi à ce point tournant de ma carrière. D’abord parce que l’écriture représente des années de passion, mais vous le devinez, aussi de longues années d’acharnement, d’échecs et de recommencements, et donc de persévérance. »

Le lauréat mentionne également que ce prix arrive à point à un moment où il a choisi de retourner s’installer dans son village natal.

« Il n’y a pas que les grands centres où la culture est effervescente […] Du plus profond de mon cœur, je crois à la vitalité et au potentiel culturels des régions en général au Québec, mais à plus forte raison de la Montérégie, et ce, toutes disciplines confondues. »