5art7 du CMCC : événement réussi!

Deux artistes de la Montérégie reçoivent un prix d'excellence

24 mars 2010, 17 h, [EXPRESSION, Centre d’exposition de Saint-Hyacinthe->http://expression.qc.ca/]. Près de 100 personnes sont réunies à l’invitation du Conseil montérégien de la culture et des communications (CMCC). Marcel Blouin, président du CMCC et directeur d’EXPRESSION, s’avance au micro pour souhaiter la bienvenue aux invités. « Au nom du conseil d’administration du CMCC, je vous remercie d’être ici ce soir! Vous qui êtes artistes, artisans, travailleurs culturels, partenaires de la culture en Montérégie, nous sommes heureux de partager avec vous cette soirée, qui sera l’occasion, entre autres, de reconnaître l’excellence du travail de deux artistes professionnels de la région! »

{{[Prix relève du CMCC->art53]}}

Vint au micro Mme Sylvaine Chassay, membre du jury 2010 du [Prix Relève du CMCC->art53] : « Au nom du jury, je tiens à féliciter chaleureusement Benoit Thomassin, dont le dynamisme et la contribution artistique nous ont convaincus, de même que la reconnaissance des pairs et du public dont il a été gratifié depuis le début de son jeune parcours! » Ce jeune cinéaste de 29 ans s’est dit très heureux de recevoir ce prix et d’accepter avec plaisir la « tape dans le dos » que cela signifiait pour poursuivre son travail de cinéaste avec confiance! Résident d’Otterburn Park dans la Vallée-du-Richelieu, il termine tout juste ses études en cinéma à l’Université Concordia. Pourtant, il a déjà à son actif un projet de long-métrage, {Jeannot le fou}, notamment finaliste au Prix Pierre-et-Yolande-Perrault/Meilleur espoir documentaire, aux Rendez-vous du cinéma québécois de 2009. Dans les années à venir, Benoît Thomassin souhaite progresser comme cinéaste engagé en réalisant, filmant et montant ses propres projets. C’est bien parti!

{{[Prix à la création artistique en Montérégie du CALQ->art57]}}

Puis, on procéda à la remise du [Prix à la création artistique en Montérégie->art57] du [Conseil des arts et des lettres du Québec->http://www.calq.gouv.qc.ca/] (CALQ). Un prix prestigieux, remis par le CALQ dans toutes les régions du Québec, plus précisément pour une huitième année consécutive en Montérégie. En remettant ce prix, le CALQ veut démontrer de manière tangible son appui aux créateurs dont le travail et les réalisations dynamisent la vie artistique de leur région. M. Yvan Gauthier, président directeur général du CALQ, était sur place pour présenter la lauréate, Denise Goyer Bonneau, céramiste de renom, citoyenne de Carignan. Mme Goyer Bonneau a tenu à partager ce prix avec son partenaire de toujours, Alain Bonneau. Elle a aussi exprimé avec beaucoup d’émotion, « J’ai 40 ans de carrière, c’est vrai, et j’ai encore beaucoup de projets! » La renommée de Goyer Bonneau est internationale depuis longtemps : le duo est devenu un modèle de persévérance et d’assiduité unique dans le milieu de la céramique d’art au Québec, voire en Amérique du Nord. En parallèle à son travail artistique, Denise Goyer Bonneau s’implique avec constance auprès des métiers d’art en tant que conférencière, membre de jurys, personne-ressource, etc. Bref, un parcours exemplaire qui mérite assurément la reconnaissance témoignée par l’octroi de ce prix!

{{Le CALQ a 15 ans!}}

Cette soirée était par ailleurs l’occasion de souligner les 15 ans d’existence du CALQ. Créé en 1994 dans la foulée de la première politique culturelle du Québec, le Conseil des arts et des lettres du Québec est une société d’État qui a pour mission de promouvoir et de soutenir le développement des arts et des lettres. À travers l’ensemble de ses interventions, il veille au respect du statut de l’artiste professionnel et à l’amélioration des conditions socioéconomiques des artistes, des écrivains et des travailleurs culturels.

{{Quand l’hollywoodisation de l’art rend les médias aveugles}}

Devant ce public intéressé et passionné par les arts et la culture, Mme Louise Déry, historienne de l’art et directrice de la Galerie de l’UQAM, a donné une conférence au titre évocateur « Quand l’hollywoodisation de l’art rend les médias aveugles ». Mme Déry a abordé les questions fort intéressantes autour de la dynamique actuelle selon laquelle les médias ne ciblent que ce qu’ils connaissent déjà, donc ce qui est déjà reconnu et préférablement célèbre. Dans une pareille dynamique, comment faire émerger de nouvelles générations d’artistes dont les noms et les œuvres ne connaissent aucun retentissement?

Cette soirée du 24 mars, organisée par le Conseil montérégien de la culture et des communications, fut donc une soirée de célébration, de reconnaissance, mais aussi de réflexion. Un événement annuel apprécié par le milieu qui met les projecteurs sur la grande et belle place qu’occupent les arts en Montérégie!

Photo : Vincent Renaud