Derniers appels

Nous y sommes, c’est la saison des impôts! Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais en février, je commence la sempiternelle course à la recherche de mes reçus éparpillés. Vous serez peut-être surpris d’apprendre qu’en 2010, une étude de Statistique Canada révélait que seulement 35 % des donateurs québécois prévoyaient réclamer un crédit d’impôt pour leur don.

Le faible impact des dons sur les déclarations fiscales est peut-être l’une des raisons pour lesquelles les gens ne se donnent pas la peine de les réclamer. Toutefois, si vous n’avez pas encore fait un don à un organisme culturel, je vous invite à y songer maintenant. Des mesures importantes ont été mises en place au Canada et au Québec dans le but de développer la philanthropie. Ces incitatifs de nos gouvernements sont temporaires et tirent à leur fin.

Motiver par l’argent

La mesure générale pour les dons en argent ou en bien à un organisme de bienfaisance reconnu est la suivante : un particulier en affaires peut bénéficier d’un crédit d’impôt non remboursable de 20 % pour les premiers 200 $ et 24 % pour l’excédent, au Québec, et de 15 % pour les premiers 200 $ et 29 % pour l’excédent, au Canada (revenu jusqu’à 200 000 $).

À cela viennent s’ajouter, pour les dons en espèces, les deux mesures exceptionnelles suivantes :

  • Au fédéral, le Super crédit pour un premier don de bienfaisance (SCPD) permet, en tant que donateur d’un premier don jusqu’à concurrence de 1000 $, de profiter d’un crédit supplémentaire de 25 %. Une mesure qui prend fin en 2017.
  • Au Québec, un premier don en culture par un particulier d’une somme d’au moins 5000 $ en argent, avant le 1er janvier 2018, ajoute un crédit d’impôt non remboursable additionnel de 25 %. Pour un don de 25 000 $ et plus, le taux du crédit d’impôt est alors haussé à 30 %.

En pratique, en additionnant ces deux mesures avantageuses, le coût d’un don de 5000 $ est réduit à 1162 $. La preuve que faire des mathématiques, c’est souvent payant!

Dans le cadre d’une entente avec le Courrier du Sud, Sabrina Brochu, agente de développement et de services aux membres au CMCC et responsable du projet Arts Affaires Montérégie, publie chaque mois une chronique arts affaires. Avec la permission de l’hebdomadaire, nous les regroupons ici pour consultation. Bonne lecture!