Huit Canadiennes et Canadiens de renom remportent les Prix du Gouverneur général en arts visuels et en arts médiatiques remis par le Conseil des Arts du Canada

Les lauréates et lauréats des Prix du Gouverneur général en arts visuels et en arts médiatiques de 2010 ont été annoncés par le Conseil des Arts du Canada, le 9 mars dernier, à la Cinémathèque québécoise à Montréal.

Le sculpteur haïda Robert Davidson, {{le cinéaste André Forcier}}, la peintre Rita Letendre, le vidéaste Tom Sherman, le photographe Gabor Szilasi et le peintre Claude Tousignant ont remporté les Prix en reconnaissance d’une carrière artistique exceptionnelle. La sculpteure sur verre Ione Thorkelsson a reçu le Prix Saidye-Bronfman pour l’excellence dans les métiers d’art, alors que Terry Ryan a remporté le Prix soulignant sa contribution exceptionnelle en tant que gestionnaire de longue date de la West Baffin Eskimo Co-operative de Cape Dorset, au Nunavut, et directeur de la Dorset Fine Arts, à Toronto.

{{Les Prix du Gouverneur général en arts visuels et en arts médiatiques}}

Créés en juin 1999 et remis pour la première fois en mars 2000, les Prix sont financés et administrés par le Conseil des Arts du Canada. Les Prix reconnaissent la carrière exceptionnelle d’artistes canadiens des arts visuels et des arts médiatiques, ainsi qu’une contribution remarquable aux arts visuels et aux arts médiatiques sous forme de bénévolat, de philanthropie, de participation aux travaux de conseils d’administration, d’activités de rayonnement communautaire ou d’activités professionnelles.

Le prix Saidye‑Bronfman, qui souligne l’excellence dans le domaine des métiers d’art, fait partie des Prix du Gouverneur général. Il est financé par les revenus d’une dotation de 1,5 million de dollars, don remis par la Fondation de la famille Samuel et Saidye Bronfman au Conseil des Arts en 2006. De plus, le soutien de la Fondation au Musée canadien des civilisations lui a permis de faire l’acquisition des œuvres des lauréats du Prix Saidye-Bronfman.

{{Note biographique d’André Forcier}}

André Forcier est arrivé au cinéma par hasard : au collège, on lui impose l’option cinéma. En 1967, son court-métrage étudiant attire l’attention du cinéaste Gilles Carle. Au début des années 1970, à peine âgé de 25 ans, il effectue une entrée remarquée sur les scènes québécoise et internationale avec {Bar Salon} (Sirène d’argent au Festival de Sorrente, en Italie, et Prix de la critique de l’Association des critiques de cinéma du Québec). La suite confirme l’originalité de son univers et la démesure poétique de ses personnages. Premier récipiendaire du prix André-Guérin de la Société Saint-Jean-Baptiste (1990), il reçoit le Prix du Québec en 2003 pour l’ensemble de son œuvre. La cinématographie d’André Forcier recèle des films cultes — {L’eau chaude, l’eau frette, Une histoire inventée, Le vent du Wyoming} —, et l’impénitent d’il y a 40 ans continue de nous offrir des films dont la signature est celle d’un grand auteur. Il habite à Longueuil, Québec.