« Il y a toujours des meilleures causes »

En écoutant Tout le monde en parle, il y a quelques semaines, j’ai retenu cette remarque de Julien Lacroix, en réplique à Dany Turcotte, qui disait avoir choisi de donner à Centraide, laissant entendre qu’il ne contribuerait pas à la campagne de financement participatif pour son projet de film.

Toutes les causes sociales sont bonnes. En tant que citoyen responsable, vous faites, avec raison, des choix bien personnels en matière d’actions philanthropiques. Mon objectif n’est pas de vous convaincre qu’une cause est meilleure qu’une autre. Les maladies graves, les inégalités sociales, l’environnement sont autant de préoccupations qui nous poussent à ouvrir le portefeuille.

Un contexte fondamentalement différent

Dans ses campagnes de sollicitation, le milieu culturel vous invite plutôt à participer à la création d’un projet. Il peut s’agir de soutenir les activités éducatives d’un organisme pour le bénéfice des jeunes, de participer à un projet d’immobilisation qui favorisera le développement d’une institution culturelle, de financer la prochaine saison d’une compagnie de création ou une tournée à l’international. Ces projets permettent, à la fois, de soutenir des actions qui font rouler l’économie en créant des emplois, et de participer à l’édification de notre identité culturelle. Par votre implication, vous contribuez à garder notre culture bien vivante et à la faire rayonner.

Je donne déjà à…

Choisir une autre cause sociale ne vous empêche aucunement de soutenir le milieu culturel par des moyens alternatifs. D’abord, en étant un consommateur de culture. En fréquentant des salles de spectacle, des musées ou des centres d’exposition, vous participez ainsi à leur pérennité. L’achat local, on l’oublie parfois, s’applique également aux arts et à la culture et constitue un choix responsable et judicieux pour votre entreprise. Engagez des artistes locaux pour vos événements d’affaires, allez rencontrer votre libraire et visitez les boutiques spécialisées pour vos cadeaux.

L’esprit de compétition en philanthropie me paraît contre-productif. Nous vivons dans un bien grand monde avec de nombreux besoins. L’important est que chacun mette l’épaule à la roue, à la hauteur de ses moyens, et surtout, opte pour l’entraide.

Dans le cadre d’une entente avec le Courrier du Sud, Sabrina Brochu, agente de développement et de services aux membres à Culture Montérégie, et responsable du projet Arts Affaires Montérégie, publie chaque mois une chronique arts affaires. Avec la permission de l’hebdomadaire, nous les regroupons ici pour consultation. Bonne lecture!