Quitte ou double, mon regard sur le 27 mai

Sept jours avant l’événement Matière en transformation, une rencontre arts-affaires pour célébrer l’Année des métiers d’art, je songeais fortement à annuler. Ce cinq-à-sept semblait bien simple à organiser, mais en réalité, rejoindre et rassembler ces deux milieux, qui ont des emplois du temps bien différents, n’était pas une mince tâche. C’est Maxime Lefebvre, cofondateur de La Grande Gourmandise, personnalité d’affaires et initiateur de la soirée, qui m’a convaincue de la tenir coûte que coûte. « Il faut commencer petit pour devenir grand. L’an prochain, nous serons le double ». À ce moment, nous n’avions que cinq inscriptions en poche; le double, c’était encore bien peu.

Contacts en transformation

Le 27 mai dernier, 50 personnes ont finalement accepté notre invitation et se sont réunies au parc Vincent-d’Indy à Boucherville pour cette activité arts-affaires. Ce soir-là, je me suis arrêtée un instant pour observer les gens. Je regardais les artistes serrer la main aux gens d’affaires, ces derniers s’adresser aux artistes et poser des questions sur leur travail et finalement, des gens d’affaires qui allaient à la rencontre d’autres gens d’affaires avec qui ils partagent vraisemblablement des intérêts communs pour l’art, la beauté et les plaisirs de la vie. Verre de vin à la main, carte professionnelle dans l’autre, sourire, c’est tout ce que cela a pris pour faire un premier contact. Le reste suivra…

Des discours qui transforment

Personnellement, j’ai particulièrement été touchée par les mots des deux présidents d’honneur. Si leur rôle, en tant que coprésident, était complémentaire, le contenu de leur discours était drôlement contraire à ce que l’on aurait pu s’attendre. Le coprésident représentant du milieu des affaires, M. Jean-Guy Parent, associé principal, Intercom Services immobiliers, a parlé de la culture comme d’un bien identitaire essentiel à l’humain et à notre société. Le coprésident du milieu des arts, M. Luc Delavigne, céramiste et président du Conseil des métiers d’art du Québec, a quant à lui eu une approche plus marchande en exposant, entre autres, sa logique du développement des affaires en lien avec l’agroalimentaire : servir des aliments de qualité, cultivés au Québec, dans des contenants qui sauront les mettre en valeur, fabriqués par un artisan de chez nous.

Pour Matière en transformation, c’est donc mission accomplie. Et pour les relations art-affaires, le travail se poursuit.

Dans le cadre d’une entente avec le Courrier du Sud, Sabrina Brochu, agente de développement et de services aux membres au CMCC et responsable du projet Arts Affaires Montérégie, publie chaque mois une chronique arts affaires. Avec la permission de l’hebdomadaire, nous les regroupons ici pour consultation. Bonne lecture!